Les Belges ont dépensé près de 11 milliards d’euros en ligne en 2018

BeCommerce a scruté nos achats sur le web. Selon les données croisées par le lobby, la fuite vers les sites étrangers ne représenterait que 11% du chiffre d’affaires total. Un chiffre bien moins important que ceux évoqués habituellement.

Odoo + afbeelding en tekst

BeCommerce a scruté nos achats sur le web. Selon les données croisées par le lobby, la fuite vers les sites étrangers ne représenterait que 11 % du chiffre d’affaires total. Un chiffre bien moins important que ceux évoqués habituellement.

En matière d’e-commerce, vous avez l’habitude d’entendre que notre petit pays est plutôt « à la traîne » et, par conséquent, que le commerçant du coin assiste, impuissant, ces dernières années, au grignotage de ses parts de marché par les géants internationaux du secteur. Chez BeCommerce, lobby qui représente 460 « webshops » (80 % sont belges, le solde est actif sur notre territoire), on n’ira pas jusqu’à dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes en la matière, mais on veut en finir avec les idées reçues sur un domaine d’activité en plein boom.

L’étude commanditée par l’ASBL et réalisée par le cabinet GfK montre, en effet, nos négoces « made in Belgium » sous un angle « digital » plus flatteur qu’à l’accoutumée. Pour Sofie Geeroms, directrice, « si la Belgique continue comme ça, elle rattrapera vite son retard face à la concurrence étrangère ».

110,65 milliards de chiffre d’affaires. C’est le montant, en hausse d’un demi-milliard sur douze mois, dépensé en ligne en 2018 par les Belges. « Depuis 2015, année où nous avons commencé à mesurer et à croiser nos différentes données, le montant total déboursé sur des webshops par nos compatriotes a progressé de 29 % ! C’est beaucoup. Et si vous regardez ce qu’il se passe chez nos voisins néerlandais, par exemple, vous remarquerez que, là-bas, le marché est plutôt en phase de stabilisation, commente Sofie Gerooms. Nous pouvons donc rattraper notre retard sur les ventes en ligne rapidement. Qui n’est pas, par ailleurs, aussi important qu’on voudrait nous le faire croire. Tout simplement parce que l’offre s’améliore sensiblement chez nous ».

 


Dinsdag 17/03/2020
Bron: Le Soir