Après Next, d’autres boutiques en ligne ferment leurs portes

Le commerce électronique disparaitra-t-il bientôt ? De plus en plus de détaillants en ligne (dont le géant britannique du commerce électronique Next) ferment leur boutique en ligne pendant la crise du coronavirus, ce qui pourrait bien faire présager de nouvelles fermetures.


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Le commerce électronique disparaitra-t-il bientôt ? De plus en plus de détaillants en ligne (dont le géant britannique du commerce électronique Next) ferment leur boutique en ligne pendant la crise du coronavirus, ce qui pourrait bien faire présager de nouvelles fermetures.

Précédent pour d’autres détaillants en ligne

Les magasins physiques sont fermés, les consommateurs ont autre chose en tête que de faire des achats et les mesures de distanciation sociale rendent difficile le fonctionnement des centres de distribution. Bien qu’ils soient toujours les seuls magasins (non alimentaires) autorisés à rester ouverts, de plus en plus de détaillants décident de fermer leurs boutiques en ligne.

Une victime notable est la boutique en ligne de vêtements de la marque britannique Next : considéré comme l’un des plus grands acteurs du marché, le détaillant en ligne a maintenant décidé de stopper immédiatement l’ensemble de ses activités en raison de la crise du coronavirus. Cette décision pourrait également avoir un impact énorme sur d’autres détaillants, car de nombreux acteurs, et certainement leurs syndicats, voient en Next une sorte de porte-drapeau pour le secteur en ligne.

 « La décision de Next va probablement trouver un écho dans le secteur de la vente au détail, et de nombreux magasiniers travaillant pour d’autres détaillants se demanderont pourquoi ils ne peuvent pas rester chez eux afin de garantir leur sécurité », déclare le chercheur en retail, Patrick O’Brien de GlobalData, à FashionUnited. Il s’attend donc à ce que d’autres lui emboîtent le pas, à moins qu’ils ne trouvent un moyen de maintenir leurs centres de distribution ouverts en toute sécurité.

Pas de nouvelles commandes

Entre temps, d’autres entreprises du secteur telles que Net-A-Porter, River Island, TK Maxx, la chaîne de grands magasins Fenwick et la chaîne allemande Schuh ont également suspendu toutes leurs activités en ligne. Aux États-Unis, la société mère de Victoria’s Secret, L Brands, n’accepte plus de nouvelles commandes en ligne, car elle se concentre désormais entièrement sur la vente de savon et de gel hydroalcoolique par le biais de son autre marque Bath & Body Works. La marque outdoor Patagonia a également fermé l’ensemble de ses magasins et suspendu ses activités en ligne.

Plus près de chez nous, De Kringwinkels et de la chaîne de magasins de chaussures Berca, entre autres, ont également pris une décision similaire pour leur webshop. En revanche, pour d’autres détaillants, le problème réside dans une demande trop importante et non trop faible : par exemple, les articles non urgents situés dans les entrepôts d’Amazon doivent céder la place aux biens les plus essentiels et Bol.com va également envoyer en priorité les produis les plus nécessaires.

Source 

Mardi 07/04/2020